Les Nouvelles Sciences

Ce qui ne se conçoit pas ne se voit pas !
Nous nous sommes mis des œillères cognitives en restreignant depuis plus d’un siècle nos champs de recherche scientifique. En restant dans les définitions déjà existantes, nous n’ouvrons pas la porte à de nouvelle découvertes, surtout en matières Humaines. À savoir le Social, l’Économie, nos émotions et nos réflexions que nous espérons, imaginons, pensons totalement et tellement rationnelles.

De nouveaux continents des Savoirs doivent être abordés, explorés et cartographiés.
Les nommer et définir leur larges et hypothétiques contours sont déjà des premières aventures en tant que telles.

Si des nouvelles sciences sont apparues ces dernières années, elles sont, à notre connaissance, entièrement dépendantes de l’apparition de nouveaux instruments ou capteurs comme la Science de l’acoustique des planètes qui est apparue avec la présence d’enregistreurs sonores sur les sondes Martiennes. Ce qui nous a permis d’entendre le vent des plaines de la planète rouge. Et de nous questionner sur quels pourraient entre les bruits sur les autres corps du système solaire. Mais l’absence d’outils physique, temporaire ou définitive, ne doit pas restreindre la floraison des nouvelles Sciences. Voici les premières propositions de nouveaux domaines d’exploration cognitive, dont les noms et les ambitions sont susceptibles d’évoluer grandement dans les temps à venir.

L’ARGENT. L’étude de ce ce que l’on appelle la monnaie ou les moyens financiers mérite d’avoir son propre domaine. En quelque sorte, son champ d’application spécifique. Car l’Argent va bien au-delà de la science Économique ou Sociale. Ses impacts, ses influences sont telles que ce « support » a conditionné l’évolution de toutes les sociétés (au moins occidentales), depuis plus d’un siècle.

Les GENIES. Si l’on s’en réfère aux archives connues et aux témoignages et aux faits historiques, on peut affirmer que certains Hommes et Femmes ont permis à notre civilisation Humaine de réaliser des avancées technologiques extraordinaires pour l’époque de leurs inventions. Ou tout moins inespérées et inattendues. Mais c’est aussi le cas en matières d’Art, de Cultures. Et de tout type de découvertes dans les Sciences dites douces ou dures.
Le point commun des personnes à l’origine de ces progrès furent d’êtres appelées des Génies. Leurs travaux, que ce soit à court ou long terme ont bénéficié à toute la Civilisation Terrestre.
Or puisque ces Génies ont tant d’impact, pourquoi ne pas développer une Science globale qui étudierait non seulement ce que l’on peut nommer le « génie », mais d’où vient-il ? Comment le favoriser ? Le développer . Le préserver ? Comment permettre à ces Génies d’exercer leur Arts au plus tôt pour le meilleur de tous ?
Voici quelques unes des questions auxquelles devra répondre cette nouvelle Science.

La MARGE. On pourrait croire à première vue qu’elle est liée ou englobée dans la science de l’Argent. Cependant cette Science a bien son champ propre. Car il va au-delà, et en tout cas au moins ailleurs, des points abordés dans l’Argent. Ce sont les notions de supplément, de surplus, de réserve, de carburant qui sont incluses dans cette Science. Faut-il une marge ? pour toutes les activités ? Faut-il encadrer la marge ? La conditionner à certaines pratiques ou méthodes de redistribution ? Voici quelques unes des questions qu’étudiera cette discipline.

La STRATEGIE individuelle. On a bien souvent, et même trop souvent, l’impression que des décisions prises par des « gouvernants », qu’ils soient de type public ou privé, sont comme on le dit familièrement, « à coté de la plaque ». C’est souvent dû à un décalage de ressenti entre la soi-disant intelligence des mesures prônées par le « haut » et l’appréciation de la véritable pertinence de ces « choix » par les personnes sur le terrain. De plus, les dispositions prises par le « haut » semblent faire une complète abstraction de l’intelligence et des capacités d’adaptation des réels acteurs qui vont mettre en œuvre ces préconisations. C’est ce champ des actions stratégiques, ou au moins perçus comme tels, par les individus qui sera la substance de cette nouvelle Science. Cela nous permettra de mieux comprendre des phénomènes tels que la thésaurisation et l’utilisation de capitaux pour investir.

La gestion du TEMPS. Paradoxalement, bien que le Temps soit avec l’Espace un des deux marqueurs universels (voir spharis.com pour la notion de Modèles de Savoirs), son utilisation sociale n’est pas étudiée en tant que telle. Quels serait le nombre d’heure idéal à travailler par semaine ? Pour chaque métier ? pour chaque tranche d’âge ? quelle alternance entre travail et les autres activités ? quels sont les grands cycles à respecter sur une année solaire ? À quel moment placer des phases de repos ? De quelles importances en durée ? Dans quel ordre ? Comment « récompenser » ou motiver les personnes qui travaillent le samedi ? le dimanche, la Nuit ? Quels avantages ou pénalités à apporter suivant les rythmes de travail ? Et ce suivant la dureté et l’usure du travail (une retraite plus rapide ?) ou la quantité de rythmes décalés effectués ? Voilà quelques unes des questions auxquelles doit répondre cette Science.

La QUALITE des responsables Politiques. Ce mot est employé dans le sens de gestionnaire de la Cité. Indépendamment de la Démocratie, les capacités des décideurs politiques, Femmes ou Hommes, sont primordiales pour le bien-être d’une Communauté. Les processus d’enseignements, d’instruction de ces personnes doivent être les plus efficaces possibles. Et s’améliore constamment. Quels sont les minimums de Vertus et de capacités intellectuelles attendus pour ces postes ? Comment détecter les « bonnes » personnes ? Comment filtrer celles et ceux qui ne sont pas adaptés ? Comment améliorer l’exercice du pouvoir ou de choix dans une formation continue ? Quelles surveillance ou validation de la Communauté sur les agissements de ses Politiques ? quelles récompenses et motivations pour celles et ceux qui vont œuvrer en ce domaine ? Voilà quelques-unes des questions qui nous nous devons de nous poser.

La SCIENCE des SCIENCES. Elle étudiera comment nous créons nos sciences, comment nous les améliorons, comment nous vérifions leurs pertinences et quels sont les obstacles à surmonter ou les actions à mettre en place pour une meilleure production de Savoirs pertinents et éthique. Une des grandes limitations des Sciences Humaine est la corrélation avec les performances des outils disponibles. Si un fait n’est pas détecté par un outil déjà existant, la réalité, les causes et les effets de ce fait sont bien souvent ignorés ou niés. Il est donc critique d’œuvrer le plus possible à la production de nouveaux instruments ou détecteurs. Car bien souvent ce qui ne se voit pas ne se conçoit pas.

L’Art des CIVILISATIONS. Car c’est en soi un domaine d’études et de recherches. Qu’est-ce qu’une Civilisation ? Comment se crée t-elle ? Comment elle se développe ? Comment et pourquoi elle disparait ? Comment piloter au mieux une Civilisation ? Vers Quoi ou vers quels « Quois » possibles ? Quelles sont les formes d’habitats possibles ? Grandes cités ? Cités à taille humaine ? Nouveaux villages ? Hameaux ? Objets d’habitation mobiles ? Sur terre ? Sur eau ? Quelles relations sociales ? Économiques ? Technologiques ? Écologiques ? C’est peut-être la Science qui a plus de profondeur à étudier car elles se nourrit, entre autres, des précédents domaines d’études que nous venons d’étudier.

L’Art du JEU. On ne saurait être dans ALPHAPOLIS sans, à tout seigneur tout honneur, terminer par la science Sociale la plus importante et décisive de notre temps. Celle du Jeu ! Car cette science inclut deux autres secteurs qui ont pour chacun d’entre eux une importance cruciale. Celui de la stratégie individuelle et celui de l’Action collective. C’est parce que ces deux aspects, tels l’avers et le revers d’une pièce de monnaie, sont indissociables, que l’art du Jeu permet une analyse globale et multidimensionnelle et synchrone de ces deux champs de réflexion.
La Sciences des Jeux permet d’orienter et d’encadrer l’économie et le Social. Les jeux démontrent que l’encadrement par des règles et des lois influe les comportements les décisions et actions des participants.
En étudiant différents types de jeux qu’ils soient collaboratif cooptatif ou compétitif, on peut découvrir des nouvelles formes d’incitation qui soit pertinente pour l’ensemble des participants individuels et collectifs. Le jeu est donc le prochain terrain d’étude le plus important des sciences sociales.


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